Noam Leopold, ailier gauche international suisse a prolongé l’aventure avec le HBC Nantes. Initialement lié au club jusqu’en 2027, il portera les couleurs du « H » jusqu’en 2030.
« Je suis très heureux que l’aventure continue avec le « H ». J’ai pu prouver que je pouvais avoir un rôle un peu plus important dans cette équipe. Je suis venu à Nantes avec l’idée de m’imposer comme un grand joueur, dans un grand club. Il y a encore beaucoup d’axes de progression mais je suis content de mes débuts avec ce club ».

Après plusieurs années à Winterthur, il décide de franchir un cap dans sa carrière, en quittant sa Suisse natale pour la première fois. « Tout s’est fait assez rapidement et facilement. Dès le premier jour, je me suis senti intégré dans le vestiaire. C’est un groupe mecs incroyables. Tout le monde est là pour toi et c’est un plaisir de les voir presque tous les jours ».
Progressivement, il découvre les ambitions, les exigences du club et le rythme des matchs tous les 3 jours. « Sportivement, au début il y avait forcément des difficultés car il y avait de nouvelles choses à apprendre, mais je me suis adapté, j’ai grandi. Désormais je me sens très bien et je continue de faire mon travail. J’ai encore beaucoup de choses à améliorer et à atteindre, mais jusqu’ici, je suis plutôt content de mon parcours ».

Auteur de 293 buts en 83 matchs avec le maillot du « H », l’ailier gauche connaît une saison 2025-2026 très prolifique, disposant d’un temps de jeu plus conséquent.
« Je prends beaucoup de plaisir au HBC Nantes. C’est un club où je me sens bien, avec beaucoup d’ambitions et dans lequel je vois que je peux continuer de m’épanouir et de progresser comme joueur et comme homme. Ce que j’aime, c’est la compétition. Ici nous jouons tous les 3 jours à très haut niveau, nous jouons pour tous les titres, et c’est exactement cela que je recherche et qui me motive. Pouvoir apporter ma pierre à l’édifice pour cette équipe, c’est ce que je souhaite pour les prochaines années ».

En quelques mois, il a trouvé son équilibre à Nantes, construit sa nouvelle vie, adapté ses routines au rythme infernal des 2 matchs par semaine. « Je me sens à la maison ici. Ma copine passe aussi de plus en plus de temps à Nantes donc cela nous permet ensemble, de créer notre « chez nous ». Nous nous sentons vraiment chez nous ici, presque plus qu’en Suisse finalement ». De quoi se projeter pour encore quelques années en bord de Loire.

À peine arrivé, il remportait déjà le Trophée des Champions (2024), de quoi le convaincre qu’il avait fait le bon choix et nourrir encore plus les ambitions de ce jeune mort de faim. « C’était mon premier titre, mais j’espère que mon palmarès ne s’arrêtera pas à ce Trophée des Champions. Nous allons tout faire pour amener encore plus de trophées au HBC Nantes ».

Avec le HBC Nantes, il découvre également la Ligue des Champions et atteint même, le Final 4 à Cologne. « C’était un rêve qui se réalisait. Depuis que je suis petit, depuis que j’ai commencé à jouer au handball, j’ai toujours regardé le Final 4. C’était presque surréaliste pour moi d’accéder à cet évènement dès ma première saison dans un club en capacité de l’atteindre. C’était une expérience de fou ».
Un week-end où le handball passe dans une autre dimension, où tous les yeux sont braqués sur seulement 4 équipes et où tout est possible dans une Lanxess Arena pleine de connaisseurs et passionnés. Le genre de week-end qui donne envie, d’y retourner. « Le vrai rêve reste encore de gagner la Ligue des Champions donc nous allons tout faire pour y retourner et la gagner ».

À ses côtés sur le poste depuis son arrivée, Valero Rivera, légende du club, meilleur buteur de l’histoire du HBC Nantes, qui va tirer sa révérence à la fin de la saison. « J’ai été très bien accueilli par tous et notamment par Valero. Il a auprès de moi un peu un rôle de « tio » (oncle). Il m’a montré le chemin. C’est un exemple. J’espère avoir une carrière comme la sienne, et de pouvoir jouer jusqu’à 41 ans, c’est incroyable. Nous nous entendons bien, nous essayons d’aider l’équipe au maximum. Il y a un respect mutuel. C’est une vraie chance de pouvoir évoluer à ses côtés ». Une intégration facilitée avec Valero puisque le jeune polyglotte parle également espagnol.

Comme chaque année, les ambitions du « H » sont élevées. Encore en lice dans les 3 compétitions, Noam Leopold sait que les matchs décisifs vont arriver et que la fin de saison s’annonce palpitante. « C’est pour cela que nous nous entrainons toute l’année, que nous jouons toute l’année. Nous vivons pour cela. Moi je vis pour cela, pour les moments chauds, les moments clés. Nous allons tout faire pour gagner des titres cette saison, et les prochaines ».

Près de 6000 à la H Arena lors de chaque match, plus de 10 000 au Neodif XXL, plus de 600 à Cologne … les supporters nantais ne cessent d’étonner l’ailier gauche qui espère également connaître le Mur Violet à Bercy cette année. « C’est un privilège d’avoir des supporters comme les nôtres. Je n’ai pas vu beaucoup d’autres salles où il y a une pareille ambiance, sur tous les matchs. Il ne faut pas banaliser cela. Franchement j’adore, c’est fou, tout le temps ».
