Rock Feliho : 9ème saison et 300ème match avec le « H » (Partie 2)

Suite et fin de l’entretien exclusif du capitaine Rock Feliho, qui disputera demain, son 300ème match sous les couleurs du « H ».

Ton pire match avec Nantes ?

Nous avons pris quelques volées (rires), pas beaucoup, mais quelques unes quand même ! À la maison, je crois que ça allait. Mais à Montpellier … il y a eu ce match retour de 1/4 de finale de Coupe d’Europe en 2014. Celle-là avait été dure. À la mi-temps nous étions déjà menés de 8 buts, Thierry Omeyer était en feu … je me souviens que ça avait été très long (rires). »

Et à contrario ton meilleur match ?

« C’est difficile de n’en retenir qu’un sur tant d’années, mais je vais dire le premier titre (Coupe de la Ligue en 2015). C’était le premier trophée du club, mon premier à moi aussi. C’est sûr qu’en terme d’émotions, ce que nous avons vécu après c’était bien plus fort. Mais en 2015, c’était quand même un petit exploit de gagner ce titre. Beaucoup de Nantais avaient fait le déplacement à Rouen, et nous n’avions pas la même équipe qu’aujourd’hui. On commençait à évoluer, ce n’était pas ce que nous sommes maintenant. Évidemment je ne peux pas occulter le Final Four de la Ligue des Champions ou la Coupe de France à Bercy. »

Quelle finale de Coupe d’Europe avait été la plus difficile à digérer ?

« Celle qui m’a le plus fait mal, c’est la première. Nous avions tout fait, on était au maximum. Nous avions eu des blessés, connu quelques galères. Deuxième année en Coupe d’Europe, nous nous étions retrouvés en finale, personne ne s’y attendait. Nous nous étions battus comme des lions, nous avions tout donné.

C’était un week-end de fou ! À chaque action, à chaque fois que nous marquions, il se passait quelque chose d’inexplicable. Tu avais l’impression que le Palais des Sports allait s’effondrer tellement ça tremblait dans la salle. C’était incroyable et ça ne s’était joué à rien. C’est l’une des rares fois où j’ai eu envie de pleurer après un match. Nous étions vidés, nous avions tout fait pour, et nous nous sommes retrouvés sans rien à la fin. »

Le Final Four, tu y avais déjà pensé ?

« Tu y penses un peu, tu es joueur professionnel alors tu es ambitieux et tu espères y aller. Mais l’année dernière nous n’avions pas du tout prévu cela. On avait surtout prévu d’aller dépenser notre caisse noire, nous cherchions une nouvelle destination (rires)Avec le club et l’équipe, nous avons toujours su que nous étions capables de faire de grandes choses. Nous ne nous sommes jamais rien interdit. On faisait notre truc et on voyait où cela nous amenait. 

L’année dernière, l’objectif était de faire mieux que la saison d’avant et donc d’aller en 1/4. Après tu vois d’autres grosses équipes qui tombent, nous qui faisons super bien notre travail donc forcément, plus ça se rapprochait, et plus on y pensait. Mais évidemment que d’y arriver, d’y aller avec le HBC Nantes et autant de supporters et faire les matchs que nous avons fait là-bas, c’était fou ! »

Depuis toutes ses années, qui ont été tes partenaires de chambre ?

« La première année c’était Audray Tuzolana. Après pendant 2 ans j’étais avec Fred Dole. Et ensuite depuis 2013 je suis avec Nicolas Claire. »

Petite conclusion sur ton évolution personnelle depuis ton arrivée ?

« Je suis super fier d’avoir évolué avec le club. Pour rester aussi longtemps dans un club qui ne cesse de monter, il faut être performant. Je suis très heureux de ce qu’est devenu le club et d’en faire encore partie, cela veut dire que je suis toujours bon et que j’aide toujours autant mes coéquipiers. Il faut continuer ainsi et soulever encore d’autres trophées. »